Les maîtres qui inspirent nos tableaux

Hans Holbein le Jeune – le peintre qui rendit Henri VIII immortel

* 1497/98 à Augsbourg · † 1543 à Londres

Il a peint des savants, des marchands, des reines et un roi que chacun a encore en tête. Quand nous pensons à Henri VIII, nous le voyons tel que Holbein l’a peint.

Autoportrait, vers 1542/43 – galerie des Offices, Florence
Autoportrait, vers 1542/43 – galerie des Offices, Florence

D’Augsbourg à la cour d’Angleterre

  1. Une famille de peintres

    Hans Holbein le Jeune naît en 1497 ou 1498 à Augsbourg. Son père, Hans Holbein l’Ancien, est un peintre réputé ; c’est auprès de lui que Hans et son frère Ambrosius apprennent le métier. Vers 1515, les deux frères s’installent à Bâle, alors haut lieu de l’imprimerie.

  2. Griffonnages pour Érasme

    À Bâle, le jeune Holbein dessine des croquis malicieux dans les marges d’un exemplaire de l’« Éloge de la folie » d’Érasme. Le célèbre savant devient son protecteur, et Holbein peint plusieurs fois son portrait. Parallèlement, il conçoit pour la ville des ornements de livres, des vitraux et des façades.

  3. Des images qui font frémir

    Holbein sait aussi manier l’inquiétant : son « Corps du Christ mort dans la tombe » montre un cadavre dans toute sa longueur, sans concession – Dostoïevski en fut si bouleversé qu’il immortalisa le tableau dans son roman « L’Idiot ». Dans sa suite de gravures sur bois « La Danse macabre », la Mort vient chercher le pape, l’empereur et le paysan, sans distinction.

  4. Départ pour l’Angleterre

    Avec la Réforme, les commandes de tableaux d’église s’effondrent à Bâle. En 1526, muni d’une lettre de recommandation d’Érasme, Holbein part à Londres chez Thomas More, futur lord chancelier, dont il peint le célèbre portrait. En 1532, il revient définitivement en Angleterre.

  5. Un crâne dans le tableau

    En 1533, il peint « Les Ambassadeurs » : deux Français au milieu de globes, d’instruments et de livres. En travers du sol s’étale une étrange tache déformée – ce n’est qu’en la regardant de biais, sur le côté, qu’on y découvre un crâne.

  6. Au service du roi

    Au milieu des années 1530, Holbein travaille pour Henri VIII. Il peint le roi, sa famille et la cour, dessine des bijoux, des pièces d’orfèvrerie d’apparat et des décors de fêtes. En 1537, il réalise une peinture murale grandeur nature au palais de Whitehall – elle façonne aujourd’hui encore l’image du roi.

  7. Anne de Clèves et la fin

    En 1539, Henri l’envoie sur les bords du Rhin pour peindre sa possible épouse, Anne de Clèves. En 1540, le mariage ne dure que six mois. La légende selon laquelle Holbein l’aurait embellie et serait tombé en disgrâce n’est pas attestée – il reste peintre de la cour. Il meurt à Londres en 1543, probablement de la peste ; sa tombe est inconnue.

Ses tableaux les plus célèbres

Cinq portraits qui ont marqué l’histoire – aujourd’hui à Londres, Bâle, New York, Paris et Madrid.

  • Les Ambassadeurs, 1533
    Les Ambassadeurs 1533 · National Gallery, Londres Faste, savoir et un crâne caché – l’un des tableaux les plus énigmatiques de l’histoire de l’art.
  • Érasme de Rotterdam, 1523
    Érasme de Rotterdam 1523 · Kunstmuseum, Bâle Le grand savant en train d’écrire, de profil, tout à ses pensées.
  • Sir Thomas More, 1527
    Sir Thomas More 1527 · The Frick Collection, New York Velours, fourrure et chaîne d’office – et un regard qui saisit chaque détail.
  • Anne de Clèves, 1539
    Anne de Clèves 1539 · Musée du Louvre, Paris Le portrait de la promise pour Henri VIII – de face, calme et somptueusement vêtue.
  • Henri VIII, vers 1537
    Henri VIII vers 1537 · Musée national Thyssen-Bornemisza, Madrid Le seul portrait peint du roi parvenu jusqu’à nous qui soit attribué à Holbein lui-même.

L’histoire derrière le tableau

Le roi tel que chacun le connaît

De larges épaules, des manches fastueuses, une toque, des chaînes d’or et un regard qui ne souffre aucune contradiction : voilà comment nous imaginons Henri VIII. Et cette image, c’est Holbein qui l’a créée.

En 1537, il peint le roi grandeur nature sur un mur du palais de Whitehall. En 1698, la peinture disparaît dans le grand incendie du palais – il en reste le dessin préparatoire de Holbein et de nombreuses copies, qui ont diffusé l’image dans toute l’Europe.

Le petit portrait de Madrid date de la même époque et passe pour le seul portrait peint du roi conservé de la main même de Holbein. C’est cette puissance et ce faste que nous offrons à votre compagnon.

L’original de Hans Holbein le Jeune
L’original de Hans Holbein le Jeune
Leo, photo prise au téléphone Leo en Henri VIII
Leo en Henri VIII

Votre compagnon en roi

Nous reprenons la composition de Holbein – toque, chaînes d’or, manches fastueuses – et installons votre compagnon sur le trône : un portrait de chien ou de chat façon Holbein, un tableau personnalisé proprement royal. Pelage, marques et regard viennent de votre photo. L’aperçu est gratuit.

Reproductions des tableaux originaux : domaine public, via Wikimedia Commons.